Accueil / A la une / Emmanuel Macron à France 24 : « Nous devons conduire une action policière renforcée » en Libye

Emmanuel Macron à France 24 : « Nous devons conduire une action policière renforcée » en Libye

Dans une interview exclusive accordée à France 24 et RFI mercredi en marge du sommet UA-UE qui se tient en Côte d’Ivoire, Emmanuel Macron a appelé à lancer en Libye « une initiative concrète militaire et policière sur le terrain ».

 

« Nous allons lancer une initiative concrète militaire et policière sur le terrain. Il faut aussi des sanctions ». Juste avant de participer à Abidjan, en Côte d’Ivoire, à une réunion en urgence sur la lutte contre les trafiquants de migrants vendus comme esclaves en Libye, Emmanuel Macron a plaidé, mercredi 29 novembre, dans une interview exclusive accordée à France 24 et RFI en faveur d’une action policière renforcée[en Libye].La France, l’Allemagne, le Niger, le Tchad, le Maroc, l’ONU, l’Union africaine et l’Union européenne devaient participer à cette réunion présentée comme « informelle » par l’Élysée et décidée quelques heures auparavant mercredi.

« Ce qui se passe en Libye, c’est un crime contre l’humanité. Nous devons dénoncer et agir. Nous devons nous attaquer collectivement aux réseaux de passeurs », a insisté le président français lors de l’interview qui se déroulait en marge du sommet Union africaine-Union européenne qui se tient en Côte d’Ivoire.

« Je souhaite aussi que nous puissions procéder à des sanctions dans le cadre de l’ONU contre ces passeurs », a encore dit Emmanuel Macron au sujet de la Libye. « Ces passeurs sont liés à des réseaux terroristes », a-t-il estimé en développant : « ce sont parfois les mêmes que ceux qui nous font la guerre et qui chaque jour font des morts dans la bande sahélo-saharienne ».

Alors que son apostrophe avec le président burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, mardi à Ouagadougou, au sujet d’un problème de climatisation fait polémique, Emmanuel Macron a balayé les accusations de racisme de ses détracteurs en fustigeant de « vrais paternalistes qui considèrent que l’on ne peut pas faire de l’humour avec un dirigeant africain ».

Alors que son apostrophe avec le président burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, mardi à Ouagadougou, au sujet d’un problème de climatisation fait polémique, Emmanuel Macron a balayé les accusations de racisme de ses détracteurs en fustigeant de « vrais paternalistes qui considèrent que l’on ne peut pas faire de l’humour avec un dirigeant africain ».

Évoquant « l’énergie et la vitalité d’un moment », Emmanuel Macron a présenté « l’humour » comme le signe d’ »une relation d’égal à égal ». Aurait-il pour autant été si familier avec Angela Merkel ? « Ce n’est pas notre relation », a-t-il concédé en assurant qu’il aurait cependant pu avoir ce genre d’échange avec Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne. « Il y aurait des sujets interdits en Afrique ? On doit pouvoir plaisanter! », a-t-il résumé.

Tout en concédant qu’une défiance s’était installée « à l’égard de la France et de l’Union européenne » en Afrique, Emmanuel Macron a, plaidé, dans la continuité de son discours de la veille à l’université de Ouagadougou, pour une approche « décomplexée » vis-à-vis de l’Afrique. « Je sais toutes les erreurs du passé », a déclaré le président français en rejetant à la fois « le discours paternaliste des uns » et « le discours anticolonialiste des autres ».

Regarder aussi

Les Etats unis dénoncent les « comportements prédateurs » de Moscou et Pékin en Afrique

Les Etats-Unis veulent contrer les « comportements prédateurs » de Pékin et Moscou en Afrique, …

Laisser un commentaire