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Instauration d’une démocratie électorale : L’opposition fixe les règles du jeu

Les partis de l’opposition (Pds, Act, Rnd, Grand Cadre, Pastef, And Jef Pads, Bokk Gis-Gis….) ont lancé hier «l’Initiative pour des élections démocratiques au Sénégal». Ils exigent l’instauration d’une véritable démocratie électorale au Sénégal.

En conférence de presse hier, l’opposition a écarté tout dialogue avec le gouvernement sans l’instauration d’une démocratie électorale. Et selon Mamadou Lamine Diallo, celle-ci doit d’abord passer par une distribution transparente des cartes d’électeur par des commissions, conformément aux dispositions du Code électoral, dans le respect de la loi, avec l’implication des partis et des structures de contrôle du processus électoral et la publication des listes électorales et des bureaux de vote au plus tard en juillet 2018. Ce n’est pas tout. L’opposition exige un audit indépendant du processus électoral, y compris le système de décompte des voix et de transmission des résultats électoraux, avec l’implication de la société civile africaine et des partenaires internationaux. Mieux, l’opposition recommande la séparation des votes des militaires et des civils pour supprimer l’utilisation abusive des ordres de mission. La traque des leaders de l’opposition figure également dans les exigences de l’opposition qui exige l’arrêt des répressions politiques et de l’instrumentalisation de la justice pour éliminer des candidatures à l’élection présidentielle prochaine. L’opposition ne fait pas confiance à la CENA. Ainsi demande-t-elle la mise en place d’une commission arbitrale, désignée conjointement par le pouvoir, l’opposition et la société civile, capable de conduire des concertations sérieuses pouvant aboutir à une loi et à des dispositions électorales fiables et acceptées par toutes les parties, avec l’engagement solennel du Président de la République à appliquer et à faire appliquer les conclusions arrêtées, ce qui permettrait d’engager des concertations sérieuses sur le processus électoral. ‘’Nous exigeons la mise en place d’une Haute Autorité, indépendante de l’Administration, pour jouer le rôle de régulateur de la démocratie, vu la faillite définitive de l’actuelle CENA depuis le jour où elle a servi de supplétif au gouvernement en servant de faire-valoir pour modifier la loi électorale en pleine campagne électorale’’, a martelé Mamadou Lamine Diallo. L’opposition n’en exige pas moins la nomination de juges indépendants en lieu et place du Conseil constitutionnel pour la proclamation des résultats.

Haro sur le déroulé des Législatives de 2017

Les élections du 30 juillet 2017 ont été une des élections les plus catastrophiques jamais organisées depuis l’indépendance. C’est l’amer constat fait par les partis politiques de l’opposition qui dénoncent une ‘’fraude’’ sans précédent dans notre histoire électorale. Elle parle de ‘’parodie d’élection’’ et d’une ‘’non-élection’’ qui ‘’aurait dû même être reprise en toute rigueur démocratique’’. ‘’D’autant plus que le Conseil constitutionnel, qui s’est prononcé sur les recours et qui a proclamé les résultats, a démontré sa collusion avec le pouvoir bien avant les élections législatives’’, déplore Mamadou Lamine Diallo. ‘’Le Conseil constitutionnel est même allé jusqu’à se substituer au législateur en modifiant, toute honte bue, la loi électorale, l’avant-veille du scrutin, en violation flagrante des dispositions pertinentes de la CEDEAO qui interdisent formellement la modification de la loi électorale dans les six mois précédant les élections’’, accuse l’opposition.

 

Rewmi

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